N° 20 - RFID pour les bibliothèques : identification et traçabilité mai 15, 2008
Posted by Antonin Benoît DIOUF in Métier.Tags: Bibliotheques, RFID, Traçabilité
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La cargaison que je vous propose d’embarquer cette semaine, à savoir la technologie RFID, en est à ses balbutiements au niveau des bibliothèques. La réflexion est donc en cours, concernant l’évolution des technologies de contrôle des documents (et des usagers) dont nous avons la charge. Cet article se veut juste une information de plus, sachant qu’elle intéresserait au plus, moins d’une dizaine de bibliothèques au Sénégal (optimisme exacerbé). Néanmoins même si l’affaire n’intéresserait qu’une entité, il ne serait pas inutile d’en discourir.
De quoi s’agit-il ?
Une technologie dénommée RFID (Radio Frequency IDentification) utilisée pour la traçabilité des documents de nos fonds (précieux pour nos modiques budgets sous-développés). Elle permet une autonomie accrue de l’usager dans l’espace documentaire, où le prêt s’automatise de plus en plus sans l’intervention d’un quelconque préposé à cette tâche de relation publique. Elle dépasse (technologiquement) le système magnétique actuellement en cours dans la quasi-totalité des bibliothèques et librairies.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Pour ceux qui utilisent déjà le système magnétique, la compréhension du mécanisme est plus aisée, néanmoins (n’ayant pas l’ambition de réinventer la poudre) je vous conseille vivement l’article de ce confrère que je trouve assez complet (ne pas exclure de lire le 2e commentaire en bas de l’article ainsi cité et daté du 15 mai 2008, c’est-à-dire la date de publication du post que vous êtes entrain de lire).
Combien ça coûte ?
De l’implantation, qui passe d’abord par le choix d’un fournisseur ès-qualité, à l’exploitation proprement dite, les dépenses dépendront :
- de la taille du fonds documentaire (représentative de la « grandeur » de la bibliothèque)
- de la situation géographique (l’Outre-mer paye traditionnellement une facture plus lourde, du fait de son éloignement, même si les prix sont en HT)
- du contrat de maintenance régulière (à assurer impérativement pour pérenniser pareil investissement). Je pense à nos environnements poussiéreux qui ont torturé et anéanti plus d’un équipement technologique.
- Etc.
Pour en savoir plus sur les coûts de déploiement et à titre indicatif je vous propose ce slideshow, présentant matériels et coûts, gracieusement mis à disposition par l’ADDNB.
Dans cette même mouvance, je vous invite à consulter celui présentant les enjeux et démarches de la mise en œuvre d’un tel projet et enfin un cas pratique d’une bibliothèque de Rennes. Enfin, un survol de texte réglementaire français sur la question me semble important à faire, vu qu’il expose un certain nombre de recommandations pour mieux mettre en oeuvre un projet de cette nature.
A huitaine pour la prochaine escale

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N° 13 - RSS : usages documentaires mars 11, 2008
Posted by Antonin Benoît DIOUF in Bibliothèque 2.0, Métier, Technologies de l'information, Web 2.0.Tags: Atom, Bibliothèque 2.0, Bibliotheconomie, Bibliotheques, RSS, Web 2.0, XML
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L’usage des flux RSS dans le monde de l’information-documentation est plus facile à comprendre lorsqu’il est confronté à la mission essentielle qui est la nôtre, c’est-à-dire, la diffusion de l’information sous toutes ses formes. Depuis longtemps nous nous sommes appropriés les technologies informatiques pour donner une “nouvelle” identité à nos métiers, refondant nos manières d’être, d’agir et de SERVIR.
Il y a vingt ans, au moment de mes premiers “atomes crochus” avec l’ordinateur personnel (dans l’embryon de salle informatique d’alors à l’EBAD), m’amusant à créer de petits programmes en BASIC, beaucoup de bibliothécaires n’osaient même pas penser un jour, ranger le sacro- saint catalogue manuel aux oubliettes du château bibliothéconomique. Eh bien c’est fait (et bien fait ?), plus encore le “servir de la documentation” ne se fait plus seulement in Situ (rayons des bibliothèques et dépôts d’archives) mais “urbi et orbi” (pour reprendre une expression chère à un certain milieu). Dans tous les cas, qu’il se situât dans ou hors-les-murs du service d’information documentaire, l’utilisateur demeurait et demeure encore dans le schéma classique de la recherche d’informations (consultation des catalogues, même de l’OPAC à distance). Là nous lui proposons la méthode la plus courante pour accéder à nos trésors, celle du PULL.
Cependant avec les flux RSS la méthode change (radicalement ?) et se mue en PUSH où l’information est “poussée” vers l’utilisateur qui passe ainsi de consommateur actif à consommateur passif. L’enjeu pour nous est alors d’imaginer ce que nous pouvons faire de cette technologie RSS pour accroître la visibilité de nos produits et par ricochet leur valeur ajoutée, mais aussi de nous positionner dans le vaste bazar de l’infosphère virtuelle dont la majeure partie des éléments qui la constituent (masse documentaire) échappent au contrôle de nos structures. Cela ne remet-il pas en cause notre exclusivité en matière de diffusion de l’information-documentation ? Imaginons être à la place des usagers qui doivent certainement se poser la question de l’utilité d’une bibliothèque ou d’un centre de documentation au Sénégal, quand le Web hypertextuel foisonne de documents. Nous avons le devoir de leur répondre que oui, une bibliothèque, un centre d’archives… c’est toujours utile, voire indispensable dans les processus d’acquisition de Savoir. Que nous aussi, savons et pouvons user de RSS et autres technologies “nouvelles” pour les satisfaire et les aider à se retrouver dans le labyrinthe virtuel qu’ils investissent si souvent.
Des utilisations possibles du RSS (liste non exhaustive) en voilà : veille sur les parutions pour booster la politique d’acquisition (Fils RSS des librairies, des éditeurs, des revues électroniques, des archives ouvertes, etc.) ; alerte sur les nouvelles acquisitions d’une bibliothèque (celles-ci pouvant être personnalisées selon le profil d’un utilisateur) ; informations événementielles ; bulletins de sommaires avec les fils RSS de chaque revue, etc..
Et voici un “florilège” de quelques usages réels pêchés dans les eaux pas troubles des espaces documentaires du Web.
- Hennepin county library qui propose un large choix de fils RSS
- Pubmed : base de données de la National Library of Medicine dont l’interface Hubmed permet à l’usager d’y effectuer des recherches et de souscrire des abonnements aux fils RSS proposant des nouveautés issues des différents termes de recherche utilisés. Adaptée à un OPAC cette technologie permet de générer des flux RSS issus des termes de recherche entrés dans le catalogue.
- University of Saskatchewan Library : propose la liste de toutes les revues électroniques auxquelles elle s’est abonnée et particulièrement celles qui ont des fils RSS. En s’abonnant aux flux qui l’intéressent, l’usager accède à la table des matières de chaque nouveau numéro reçu.
- SCD de l’université Jean Moulin Lyon3 : RSS de nouvelles acquisitions
- University of Warsaw Library : RSS d’actualités
Le RSS s’est imposé dans les usages au point d’être incontournable pour qui veut s’informer, se documenter. C’est une technologie facile à mettre en place dès lors que l’on possède le “Know-how” de base en XML. Alors “XMLisons” nos espaces professionnels pour être plus performants dans nos missions, en alliant mimétisme technologique et utilitarisme professionnel.
Escale continue pour d’autres méthodes d’appropriation du RSS

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N° 03 - De la bibliothèque 2.0 : exemples et pratiques décembre 31, 2007
Posted by Antonin Benoît DIOUF in Bibliothèque 2.0, Web 2.0.Tags: Bibliothèque 2.0, Bibliotheques, Indexation, Indexation sociale, OPAC 2.0, Web 2.0
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Mon propos d’aujourd’hui se veut plus orienté sur la pratique que les post précédents. En d’autres termes j’essaierai de vous proposer une liste, non exhaustive, de bibliothèques se servant de dynamiques 2.0, ou de sites orientés bibliothèque 2.0.
Les exemples les plus nombreux et les plus accomplis se retrouvent dans l’univers anglo-saxon, c’est pourquoi ils seront les plus fréquents dans cet article. Eh oui ! Je crois que les francophones doivent se réveiller.
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Westmont public library : Utilise Flickr pour montrer ses nouvelles acquisitions. Voir des exemples avec liens suivants : Jeux videos, Livres, etc.
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Hennepin county library : OPAC 2.0 (ou OPAC social, autre appellation), où on peut commenter un ouvrage et discuter avec d’autres utilisateurs.
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Library thing : Permet a tout un chacun de cataloguer ses livres personnels en ligne, de partager ses collections avec les autres utilisateurs, et de faire des recommandations à la communauté d’utilisateurs (21 millions de livres catalogués à ce jour). Utilisation possible par une bibliothèque institutionnelle qui pourrait ainsi vulgariser ses collections sans même passer par son propre site web. Les notices sont importées automatiquement d’Amazon.com et de plus de 175 bibliothèques du monde entier y compris la Library of congress. On y retrouve :
* Une indexation « standard » : notice au format MARC, indexation DEWEY, LC « subjects headings », visible via le lien « DETAILS » .
* Une indexation sociale : des tags associés, des fiches de lecture et revues de la communauté des utilisateurs, un système de suggestion de documents à lire, etc.
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Lamson library : OPAC 2.0 de la bibliothèque de Plymouth State University, utilise la technologie des blogs pour permettre aux utilisateurs de ‘décrire’ avec leurs propres mots les documents de la bibliothèque, et ajouter des commentaires sur le livre ou la notice. Exemple de notice : http://www.plymouth.edu/library/read/212932
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MIT Libraries’ The Virtual Browsery (Beta) : OPAC a base de blog aussi comme le précédent.Liste de Bibliothèques « bloggueuses »Bibliopedia (site wiki collaboratif en français pour professionnels de l’information documentaire)Babelio : même principe que dans Library thing. Créer une bibliothèque de livres et la partager sur le web. Pour une bibliothèque institutionnelle il est possible, par exemple, d’y partager ses nouvelles acquisitions et recueillir des commentaires de lecteurs et des tags (étiquettes ou mots-clefs) de ces mêmes lecteurs. (Site en français)Bibliothèque & Catalogue : site qui donne accès aux documents et à leur contenu par un nuage de tags.
: propose un OPAC social où on peut commenter les livres
Toute cette nouvelle tendance 2.0 pose aussi une problématique nouvelle pour nous et qui est la « bibliothéconomie-documentation de masse », dans laquelle on retrouve nécessairement des questions liées :
1- à « l’indexabilité » de la masse documentaire actuelle (présente sur le web notamment : peut-on et doit-on tout indexer ?).
2- aux « nouvelles » bornes de l’indexation, concernant sa régulation et son contrôle (qui a autorité pour indexer ?), son expertise (qui a compétence et maîtrise pour indexer ?) et son but final et son usage (qui a besoin d’indexer ?).
« Redoutons » que d’autres trouvent les réponses à notre place.
Prochaine escale : « De l’Open Source pour espaces documentaires »


